Après plus de 60 ans d’exclusion, la Banque mondiale vient d’annoncer une décision historique : elle lève l’interdiction de financer des projets nucléaires. Ce changement marque un tournant stratégique, motivé par le double impératif de répondre à la demande croissante en électricité dans les pays en développement et de réduire les émissions de carbone.
Jusqu’à présent, la Banque mondiale s’était tenue à l’écart du nucléaire en raison des risques liés à la sécurité, à la prolifération des armes et à la complexité technique. Mais l’essor des petits réacteurs modulaires (SMR), l’évolution des positions politiques (notamment celle de l’Allemagne), et la pression croissante des États-Unis ont modifié la donne. Le président de la Banque, Ajay Banga, a indiqué que l’institution commencerait par soutenir la prolongation de vie des réacteurs existants, tout en se préparant à accompagner le développement de SMR dans des pays comme l’Inde, le Brésil ou la Roumanie.
L’impact de cette annonce dépasse la Banque mondiale. D’autres institutions comme la Banque asiatique de développement (ADB) ou la Banque africaine de développement pourraient suivre le mouvement. Il s’agit d’un signal fort adressé aux gouvernements et aux investisseurs : le nucléaire revient dans le jeu de la transition énergétique.






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