Un an après sa création, la start-up française H poursuit son ascension dans le domaine de l’intelligence artificielle avec le lancement de trois nouveaux agents IA générative capables d’exécuter des tâches complexes, à destination du grand public et des entreprises.
Fondée par d’anciens chercheurs de Google DeepMind, la société avait rapidement levé 220 millions de dollars auprès d’investisseurs de poids : Bernard Arnault, Xavier Niel, Amazon, Eric Schmidt (ex-PDG de Google) ainsi que la banque publique Bpifrance. Elle compte aujourd’hui 70 employés répartis entre Paris et Londres.
Trois agents, trois usages
- Runner : un assistant qui planifie des actions comme la rédaction d’e-mails et peut interagir de manière autonome avec des applications. Disponible gratuitement dans une version limitée.
- Surfer : un navigateur autonome capable de parcourir internet pour effectuer des recherches ou des actions. Il est accessible gratuitement via la plateforme Hugging Face.
- Tester : un agent à destination des entreprises capable de générer des tests automatisés sur des sites web, pour en vérifier l’ergonomie, la langue ou les options de paiement. Actuellement en bêta payante.
Selon le dirigeant Charles Kantor, ces outils visent à augmenter la productivité, notamment dans les métiers liés à l’assurance qualité.
Une dynamique mais pas sans tensions
Malgré cette croissance fulgurante, H a connu des turbulences, avec le départ de trois cofondateurs l’été dernier pour des raisons « opérationnelles ». Un rappel que même les projets les plus prometteurs ne sont pas exempts de défis internes.
Pourquoi c’est important
La montée en puissance de ces agents autonomes confirme un tournant majeur dans l’IA : on ne se contente plus de générer du texte ou des images, on automatise des actions concrètes. Pour les acteurs musulmans du numérique, cette évolution soulève des enjeux éthiques en matière de gouvernance algorithmique, d’usage de données, et de concentration du pouvoir technologique.






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